La Scuderia Ferrari traverse une fin de saison 2025 mouvementée. Alors que les objectifs de renaissance esquissés par l’arrivée de Frédéric Vasseur en tant que Team Principal semblaient prendre forme en première moitié de saison, les derniers Grands Prix ont ravivé les doutes. Ce samedi, c’est l’ancien pilote de Formule 1 Johnny Herbert qui jette un pavé dans la mare, estimant publiquement que la direction actuelle n’incarne plus la formule gagnante que la Scuderia recherche désespérément.
Ferrari en perte de vitesse : un leadership en question en 2025
Après un début de saison prometteur, couronné de podiums récurrents et d’une place de dauphin derrière Red Bull à la pause estivale, Ferrari marque le pas. Depuis le Grand Prix d’Azerbaïdjan à Bakou, les performances sont en baisse, les erreurs stratégiques se multiplient, et Mercedes a repris l’avantage au classement des constructeurs. Pire encore : Ferrari est à présent sous la menace directe de Red Bull et même de McLaren pour le podium final.
Dans ce contexte, les critiques se sont intensifiées autour du manager français Frédéric Vasseur, en poste depuis janvier 2023. Johnny Herbert, ancien pilote et désormais consultant pour Sky Sports F1, estime que l’actuel patron de la Scuderia « n’incarne pas le leadership visionnaire nécessaire pour rassembler les compétences et le talent autour d’un vrai projet gagnant ». Selon ses propos repris par Sky Sports, « Ferrari possède tous les éléments clés, mais ne parvient pas à les assembler efficacement ».
Faut-il un profil comme Christian Horner pour réveiller Maranello ?
Au-delà de la critique, Johnny Herbert propose une alternative audacieuse : Christian Horner, directeur de Red Bull Racing depuis 2005, serait selon lui le profil idéal pour initier une nouvelle ère à Maranello. « Horner a offert à Adrian Newey l’environnement créatif dont il avait besoin. Il faut quelqu’un capable de construire une telle dynamique chez Ferrari », martèle Herbert.
Ce qui est en jeu ici n’est pas seulement un changement de visage à la tête de l’écurie italienne, mais une révision complète de la structure de commandement. Dans un paddock où la guerre des talents est permanente, Ferrari semble peiner à séduire les ingénieurs de renom. Adrian Newey, un temps pressenti, ne viendra finalement pas à Maranello, malgré plusieurs discussions menées en coulisses, note le média Motorsport.com. La Scuderia, pourtant dotée d’un budget conséquent, reste en difficulté lorsqu’il s’agit de convaincre les meilleurs éléments techniques de rejoindre le projet.
Quel avenir pour Vasseur et Ferrari ?
Frédéric Vasseur, connu pour sa franchise et sa capacité à créer des atmosphères de travail saines, reste un leader respecté dans le paddock. Mais les résultats immédiats ne sont pas au rendez-vous. En 2025, alors que la régulation moteur se rapproche pour 2026, le besoin d’une « colonne vertébrale forte » devient vital. Ferrari doit dès aujourd’hui structurer un projet à long terme, crédible et fédérateur.
Dans une Formule 1 où la patience est une denrée rare, le rôle de Vasseur est de plus en plus scruté. Sa capacité à maintenir la confiance des actionnaires et de la direction — notamment John Elkann et Benedetto Vigna — sera déterminante dans les mois à venir. Un changement de direction à l’hiver 2025-2026 n’est pas à exclure si la tendance de recul se confirme.
Pour l’instant, Ferrari reste officiellement silencieuse sur les critiques formulées par Herbert. Mais en interne, les réflexions autour de la stratégie humaine prennent une ampleur nouvelle. La lutte pour redevenir un acteur majeur du championnat ne se joue pas uniquement sur la piste, mais également dans les bureaux de Maranello.
Conclusion : vers un automne décisif pour la Scuderia
La fin de saison 2025 s’annonce explosive. Alors que Red Bull, McLaren et Mercedes accélèrent leur consolidation technique en vue de 2026, Ferrari doit choisir une voie claire : renouveler pleinement sa structure de commandement, ou maintenir le cap avec Vasseur en espérant une montée en puissance progressive. Johnny Herbert remet sur la table une question latente depuis plusieurs mois : la Scuderia a-t-elle réellement trouvé son chef d’orchestre ?
Enjeux sportifs, direction technique, stratégie de recrutement : l’automne 2025 ne sera pas qu’une simple fin de saison pour Ferrari. C’est un véritable tournant structurel qui s’annonce.