Ferrari en crise : Leclerc en perte de confiance après une série noire

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par Alex Marcol

La saison 2025 de Formule 1 prend une tournure inquiétante pour Charles Leclerc. Le pilote monégasque, longtemps vu comme le fer de lance de la Scuderia Ferrari, affiche désormais un moral en berne après plusieurs Grands Prix frustrants. À Singapour comme à Bakou, les performances décevantes de la SF-25 ont mis en lumière les carences de la monoplace, au grand dam de son pilote star.

Un Grand Prix de Singapour révélateur des faiblesses de la SF-25

Le tracé urbain de Marina Bay offre traditionnellement peu d’opportunités de dépassement, mais il reste un terrain idéal pour les équipes maîtrisant les équilibres aérodynamiques et thermiques de leurs monoplaces. Or, à Singapour, Ferrari s’est montrée particulièrement vulnérable. Charles Leclerc n’a pu faire mieux qu’une sixième place, tandis que son coéquipier Lewis Hamilton n’a terminé qu’en huitième position.

Selon les déclarations du Monégasque relayées par Motorsport Nextgen (source : https://motorsport.nextgen-auto.com/fr/formule-1/passager-d-une-equipe-ferrari-en-difficulte-leclerc-veut-renverser-la-situation,203088.html), le tableau est sombre : « Mercedes est désormais au même niveau que McLaren et Red Bull, et puis il y a nous. Ce n’est évidemment pas facile, car on veut se battre pour obtenir de meilleures positions. Mais pour l’instant, on a l’impression d’être en quelque sorte des passagers de la voiture. »

Au-delà du simple classement, c’est la gestion même de la course qui pose problème. Leclerc souligne notamment les énormes difficultés rencontrées pour maintenir les températures des freins sous contrôle : « À partir du huitième tour du GP de Singapour, il s’agissait essentiellement de gérer les freins (…) nous étions dans la pire des situations. Toute notre course a été très délicate. »

Une dynamique négative qui plombe le moral du pilote

La frustration de Leclerc n’est pas nouvelle, mais elle semble avoir franchi un nouveau seuil. Alors que la saison 2024 avait laissé entrevoir une montée en puissance de Ferrari, notamment grâce aux performances solides de fin d’année, l’exercice 2025 fait figure de retour en arrière. La SF-25, pourtant largement remaniée sur le plan aérodynamique et dotée d’une nouvelle architecture moteur, reste trop instable et imprévisible selon les pilotes.

Charles Leclerc ne cache plus sa déception grandissante : « Ce que nous avons vu ce week-end va être représentatif du reste de la saison pour nous. Évidemment, après une année comme celle de l’année dernière, où vous vous battez pour le championnat du monde des constructeurs et où vous arrivez avec de grandes attentes, vous êtes déçu dès le début. »

Cette déclaration en dit long sur l’état d’esprit du pilote, perçu il y a encore peu comme le futur champion du monde de l’écurie de Maranello. L’arrivée de Lewis Hamilton en 2025 aurait dû insuffler un nouvel élan, mais force est de constater que la Scuderia peine toujours à sortir de son cycle d’irrégularité chronique.

Quels enjeux pour l’avenir de Ferrari et celui de Leclerc ?

Si l’année 2025 semble déjà compromise pour les titres, les regards se tournent évidemment vers 2026 et la nouvelle ère technique qui s’annonce avec l’arrivée des nouvelles réglementations moteur. La Scuderia Ferrari travaille déjà d’arrache-pied sur la future unité de puissance hybride qui devra affronter Mercedes, Red Bull-Porsche et Audi sur un pied d’égalité.

Pour Leclerc, l’enjeu est double : retrouver confiance dans son équipe, et garder intacte sa motivation à porter le projet Ferrari jusqu’au bout. Son contrat courant jusqu’en 2026, la saison prochaine pourrait être décisive dans l’orientation de sa carrière. À 27 ans, le Monégasque est encore jeune, mais le temps commence à presser pour espérer concrétiser le potentiel qui l’a amené jusqu’à la Scuderia.

Ferrari dispose de moyens techniques, humains et financiers considérables. Mais tant que la synergie entre le concept de la voiture, les stratégies de course et le développement continu ne sera pas optimale, les écarts avec les top teams risquent de se creuser davantage.

Un changement de stratégie s’impose d’urgence : pour Ferrari d’une part, si elle veut redevenir la référence qu’elle aspire à être ; pour Leclerc d’autre part, s’il souhaite encore croire à une destinée dorée chez les Rouges.

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