Le paddock F1 connaît aussi des moments d’émotion, loin du tumulte des moteurs et des stratégies millimétrées. Le 29 septembre 2025, Lewis Hamilton, pilote vedette de la Scuderia Ferrari, a annoncé avec un profond chagrin la perte de son fidèle compagnon à quatre pattes, Roscoe.
Un compagnon devenu mascotte dans le monde de la F1
Adopté en 2013, Roscoe n’était pas seulement un chien pour Lewis Hamilton – il était un emblème du paddock, une figure familière des stands et un fidèle suiveur de son maître sur les circuits du monde entier. Bulldog anglais charismatique, Roscoe était souvent aperçu dans les garages Ferrari, sur le parc fermé ou encore sur le tarmac en train de trotter derrière Lewis en paddock.
Grâce aux réseaux sociaux, et notamment à son compte Instagram suivi par près de 700 000 abonnés, Roscoe était devenu en quelque sorte l’ambassadeur des animaux dans un univers résolument mécanique. Mais plus encore, il incarnait une part de l’humanité du multiple champion du monde britannique, connu pour sa sensibilité, son engagement pour le bien-être animal et son respect du vivant.
Un message bouleversant partagé sur Instagram
C’est sur Instagram que Lewis Hamilton a annoncé la nouvelle, accompagné d’un message bouleversant : « Après quatre jours sous assistance respiratoire, luttant de toutes ses forces, j’ai dû prendre la décision la plus difficile de ma vie : dire au revoir à Roscoe. » Le Britannique, très affecté, partage ainsi une épreuve que de nombreux fans peuvent comprendre : celle de la perte d’un membre à part entière de la famille.
Roscoe, plongé dans un coma thérapeutique, est décédé le dimanche 28 septembre, dans les bras de son maître. Hamilton poursuit dans son message : « Avoir Roscoe dans ma vie a été la meilleure décision que j’ai jamais prise. […] C’est une expérience des plus douloureuses. »
Un hommage authentique, qui a suscité des milliers de réactions de la communauté F1, mais aussi de nombreuses personnalités du sport automobile. Le compte Instagram de la Scuderia Ferrari lui-même a adressé un message de compassion : « Roscoe faisait partie de la famille Ferrari. Il nous manquera. » (source : Scuderia Ferrari, Instagram).
Quel impact émotionnel pour la fin de saison Ferrari ?
On le sait : la Formule 1 est un sport aussi physique que mental. La préparation psychologique des pilotes est cruciale pour maintenir un niveau de performance constant. Dans cette deuxième partie de saison 2025, très disputée entre Ferrari, Red Bull et Mercedes, la stabilité émotionnelle des pilotes joue un rôle clé.
Si Charles Leclerc semble plus concentré que jamais sur le titre mondial après sa victoire à Monza, l’état émotionnel d’Hamilton, actuellement troisième au classement pilotes, pourrait être impacté par cette perte personnelle intense.
Le deuil d’un être cher – même animal – peut troubler la concentration et affecter la dynamique d’équipe. Toutefois, connaissant le mental d’acier du septuple champion du monde, l’on peut s’attendre à une réaction de champion. Lewis a toujours su transformer la douleur en moteur. Ce lien profond avec Roscoe pourrait bien galvaniser Hamilton pour terminer cette saison sur une note poignante et mémorable.
Roscoe et Ferrari : plus qu’un symbole
Depuis son arrivée chez Ferrari en 2025, Hamilton a su apporter son professionnalisme, son exigence, mais aussi son humanité. Roscoe, souvent aperçu aux côtés du Britannique lors des déplacements avec la Scuderia, ajoutait une dimension chaleureuse à la formation italienne, réputée pour son intensité légendaire.
À travers Roscoe, les tifosi de Ferrari ont aussi découvert une autre facette de leur pilote britannique. En lui rendant hommage ce week-end à Suzuka par un autocollant discret sur la SF-25 et une minute de silence dans le garage, Ferrari montre une fois encore que l’esprit de famille et d’unité reste central dans l’ADN de la Scuderia.
Conclusion : un au revoir émouvant qui rassemble la communauté F1
Roscoe était bien plus qu’un chien pour Lewis Hamilton. Il était un compagnon de carrière, une icône silencieuse du paddock moderne, et un trait d’union entre le sport mécanique et les émotions humaines.
Dans une saison où la Scuderia Ferrari retrouve sa pleine stature, la perte de Roscoe représente une ombre passagère dans un ciel de plus en plus rouge. Mais elle rappelle aussi, avec puissance, que la Formule 1 n’est pas faite que de chronos et de victoires, mais aussi de cœur et de liens impérissables.