Depuis son arrivée chez Ferrari début 2025, Lewis Hamilton peine à faire décoller son expérience en rouge. Zéro podium, des performances sous le niveau attendu, et des déclarations en demi-teinte : le septuple champion du monde traverse une période sombre avec la Scuderia. Et un ancien de la maison Maranello a décidé de mettre les pieds dans le plat.
Le début d’aventure compliqué d’Hamilton chez Ferrari
Entré en scène chez Ferrari avec la promesse de relancer une écurie légendaire et de viser un huitième titre mondial, Lewis Hamilton connaît un début d’année 2025 pour le moins chaotique. Après plusieurs courses sans podium, des qualifications en retrait et une adaptation mécanique encore incomplète, le Britannique s’est montré particulièrement critique envers lui-même et son équipe. « Je suis nul, Ferrari devrait chercher un autre pilote », a-t-il même lâché en conférence de presse lors du Grand Prix de Hongrie (source : FIA Press Room).
Ce démarrage difficile soulève une question clé : Hamilton a-t-il signé pour la Scuderia Ferrari trop tard dans sa carrière ? L’âge, le style de pilotage, l’adaptation à une structure différente de Mercedes… autant de facteurs qui interrogent à l’heure où Ferrari continue de chercher la bonne formule pour redevenir championne du monde.
Eddie Irvine : « Hamilton est arrivé trop vieux chez Ferrari »
Dans une récente déclaration relayée par Motorsport Next Gen, Eddie Irvine, ex-pilote Ferrari entre 1996 et 1999 (et vice-champion du monde en 1999 avec l’écurie italienne), donne un avis tranché : « Le problème avec Lewis, c’est qu’il est arrivé un peu trop vieux. Mais il a gagné sept championnats du monde, donc il y a toujours un prix à payer. »
Irvine estime qu’un transfert chez Ferrari doit se faire au bon moment. Hamilton, à 40 ans, aurait peut-être dû faire ce changement plus tôt, capitalisant sur sa pleine forme et sa dynamique conquérante chez Mercedes. La Scuderia, bien que revigorée dans certains domaines techniques, n’a pas encore su lui offrir la monoplace dominatrice qu’il espérait. Résultat : une adaptation difficile face à un Charles Leclerc déjà très intégré et performant.
Une écurie convoitée : Verstappen, prochaine cible de Ferrari ?
La sortie d’Eddie Irvine intervient également alors que des rumeurs insistantes évoquent un possible transfert de Max Verstappen chez Ferrari pour 2026. Le double champion du monde néerlandais (2021, 2022) observe de près l’évolution de l’écurie italienne, dans le contexte d’une Red Bull Racing fragilisée par un management instable depuis le début de saison.
Irvine lance un message clair au Néerlandais : « Il ne faut pas qu’il attende trop. » Sous-entendu, ne pas reproduire l’erreur supposée de Hamilton en rejoignant Maranello à un moment où sa carrière est déjà sur le déclin. Car Ferrari, malgré tout son prestige, n’offre pas de garanties de performance immédiates. Le timing est donc crucial.
Analyse stratégique : un pari à double tranchant
Le pari Hamilton-Ferrari était audacieux, ambitieux, mais risqué. Ferrari ne domine pas les débats cette saison, et le Britannique doit composer avec une voiture capricieuse et un environnement très différent de celui ultra-rationalisé de Mercedes. L’intégration culturelle, technique et humaine demande du temps… et le temps, Hamilton ne l’a peut-être plus.
Mais attention à ne pas enterrer trop vite ce mariage. L’ingénierie Ferrari progresse, l’unité moteur 066/10 gagnera en puissance avec les évolutions prévues au second semestre de 2025, et l’équipe technique menée par Enrico Cardile travaille d’arrache-pied pour corriger les faiblesses aérodynamiques du châssis SF-25.
En parallèle, la présence d’Hamilton est un levier marketing et un facteur d’attractivité pour la Scuderia dans la perspective de la nouvelle réglementation technique de 2026. Selon plusieurs analystes, Ferrari pourrait déjà penser à l’après-Hamilton et jeter son dévolu sur Verstappen, sans pour autant s’enfermer dans la précipitation.
Conclusion : entre rêve rouge et réalité en piste
Rejoindre Ferrari, c’est écrire une page mythique de sa carrière. Mais comme l’analyse Eddie Irvine, encore faut-il que ce rêve s’accorde avec le bon tempo. Si Hamilton n’a pas encore dit son dernier mot, son parcours chez les Rouges pose déjà la question du timing idéal pour intégrer Maranello. Un sujet stratégique qui pourrait bien conditionner le futur de Verstappen… et de toute la grille F1 post-2025.