Ferrari 2025 : Alain Prost prend la défense de Hamilton face à un défi unique chez la Scuderia

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par Alex Marcol

Depuis son arrivée chez Ferrari en 2025, Lewis Hamilton fait l’objet d’un intense examen de la part des médias, des supporters et du paddock. Si le septuple champion du monde n’a pas encore atteint les sommets espérés à Maranello, un soutien inattendu et prestigieux est venu éclaircir l’horizon ce week-end : celui d’Alain Prost.

Une légende du sport pour défendre une autre

En marge du Grand Prix d’Italie 2025 à Monza, le quadruple champion du monde Alain Prost a pris la parole pour défendre Hamilton, confronté à une saison pleine de défis sous les couleurs de Ferrari. « Quand on gagne avec Ferrari, c’est mieux que partout ailleurs. Mais quand on échoue, c’est pire que chez n’importe quelle autre équipe », a déclaré le Français, cité par Motorsport Next Gen. Une phrase lourde de sens, qui résume à elle seule la complexité d’évoluer au sein de la Scuderia, où la pression médiatique et les attentes éternelles du public tifosi s’ajoutent aux exigences techniques.

Prost a tenu à rassurer sur le niveau du Britannique : « Je ne crois absolument pas que le talent de Lewis Hamilton ait diminué, ni, pire, qu’il se soit égaré.” Une opinion partagée par nombre d’observateurs, qui rappellent que malgré des débuts convaincants en essais hivernaux, la SF-25 tarde à répondre aux attentes en matière de performance pure, notamment en course.

Des débuts contrastés pour Hamilton chez Ferrari

Le saut de Mercedes à Ferrari, officialisé en début d’année 2024, avait été accueilli comme un tremblement de terre dans le paddock. Mais après dix courses disputées cette saison, Hamilton n’a pas encore décroché de podium, malgré une évolution aérodynamique majeure introduite à Imola. Son meilleur résultat reste une 6e place obtenue à Monza, devant un public acquis à sa nouvelle cause.

Si l’écart avec les Red Bull et McLaren demeure significatif en rythme pur, les efforts de Ferrari pour résoudre des faiblesses récurrentes – dégradation des pneumatiques, manque de constance sur les longs relais – se heurtent à la rapidité des évolutions techniques concurrentes. Hamilton, dont le style de pilotage exige un train arrière précis et prévisible, peine à maximiser les performances offertes par la SF-25, qui reste capricieuse sur nombreux circuits urbains ou mixtes.

Ferrari sous pression : historique et attentes décuplées

Courir pour Ferrari, c’est embrasser une histoire sacrée autant qu’un fardeau. Arriver à Maranello signifie être attendu comme le messie, et chaque retard au feu vert est scruté à la loupe. Prost, qui connaît bien la maison pour y avoir couru en 1990–1991, témoigne d’un environnement unique : « Chez Ferrari, l’impact émotionnel est plus grand. Les envolées lyriques comme les critiques sont amplifiées. Cela peut miner confiance et stabilité. »

Pour Hamilton, qui découvre pour la première fois de sa carrière l’univers politique très latin de Ferrari, la transition est loin d’être anodine. Le Britannique ne peut plus compter sur la discipline et les processus linéaires de Mercedes. Chez Ferrari, le pilote a un rôle bien plus direct dans le développement technique… et dans la communication. Un équilibre délicat que le septuple champion apprend encore à maîtriser.

Quels enjeux pour le reste de la saison ?

Alors que Charles Leclerc a déjà signé deux podiums cette saison et semble mieux intégrer les caprices de la SF-25, les comparaisons internes sont inévitables. Mais Prost invite à la patience : « L’adaptation prend du temps, surtout quand on change radicalement d’environnement. »

Les prochaines étapes du calendrier (Singapour, Suzuka, Austin) seront cruciales. Ferrari doit y démontrer des progrès en matière de gestion stratégique et d’exploitation des monoplaces. Une place dans le top 3 du championnat constructeurs reste jouable, mais elle requerra de maximiser chaque occasion… et de préserver la cohésion en interne.

Le soutien d’une légende comme Prost à Hamilton n’est pas anodin : il rappelle que même les plus grands doivent s’adapter, et que l’histoire, parfois, met à l’épreuve ceux qu’elle veut couronner.

Conclusion : Hamilton, un défi à la hauteur de son héritage

Si les débuts de Lewis Hamilton chez Ferrari n’ont pas (encore) l’éclat espéré, son aventure à Maranello est loin d’être un échec. Soutenu par des figures majeures comme Alain Prost, le Britannique s’applique à relever un défi que peu de champions ont osé affronter : écrire une nouvelle légende au cœur de la plus mythique des équipes. Laissons encore un peu de temps à cette alliance fascinante entre le roi des temps modernes et la Reine rouge de la F1.

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