Ferrari : Jean Alesi critique violemment l’attitude de Hamilton après le GP de Hongrie 2025

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par Alex Marcol

Depuis son arrivée à Maranello en ce début d’année 2025, Lewis Hamilton peine à prendre ses marques au sein de la Scuderia Ferrari. En difficulté tant sur le plan technique que psychologique, le septuple champion du monde traverse une passe délicate. Et les récentes déclarations d’un ancien pilier de la Scuderia, Jean Alesi, n’ont rien fait pour calmer le climat autour du pilote britannique.

La frustration de Hamilton au grand jour après le Grand Prix de Hongrie

Le Grand Prix de Hongrie 2025 a une nouvelle fois mis en lumière les difficultés rencontrées par Lewis Hamilton chez Ferrari. Qualifié en fond de top 10 et incapable de rivaliser avec les leaders, le pilote britannique s’est laissé aller, à chaud, à des propos particulièrement alarmants. En zone mixte, Hamilton n’a pas mâché ses mots : « Je suis nul et inutile », a-t-il déclaré devant les médias, avant de suggérer, non sans amertume, que Ferrari devrait peut-être « trouver un autre pilote ».

Ces déclarations, bien que compréhensibles dans le feu de l’action, trahissent un malaise profond. L’adaptation au sein de la Scuderia ne se fait pas sans heurts pour Hamilton, et la monoplace 2025 – bien qu’en progrès par rapport à 2024 – reste derrière les Red Bull et Mercedes tant sur le rythme que sur la gestion des pneus en course. Sur les 12 premiers Grands Prix de la saison, le Britannique n’a inscrit que 68 points, contre 112 pour son coéquipier Charles Leclerc.

Jean Alesi tape du poing sur la table

Jean Alesi, figure emblématique de Ferrari dans les années 1990, connu pour son franc-parler, n’a pas tardé à réagir. Interrogé par le journal italien Corriere dello Sport, l’ancien pilote s’est montré particulièrement critique vis-à-vis de la posture d’Hamilton : « À mon avis, l’attitude d’Hamilton est démoralisante pour Ferrari et son entourage », a-t-il déclaré. Avant d’enfoncer le clou : « Senna ou Schumacher ne diraient jamais cela. »

Pour Alesi, ces propos ne sont pas seulement un aveu de faiblesse, mais un véritable coup porté au moral d’une équipe qui cherche désespérément à renouer avec la victoire. Dans un environnement aussi passionné – et parfois impitoyable – que celui de Maranello, l’attitude d’un pilote vétéran doit inspirer, jamais abattre.

Un problème d’alchimie à résoudre en urgence

Le choix de Ferrari de faire venir Lewis Hamilton répondait à une double logique : booster l’image de marque de la Scuderia et s’appuyer sur l’expérience d’un multiple champion pour revenir au sommet. Or, si l’impact médiatique fonctionne à plein, la mayonnaise ne prend pas encore sportivement ni humainement.

Frédéric Vasseur, team principal de Ferrari, s’est montré mesuré dans ses dernières déclarations, insistant sur le besoin « de travailler main dans la main pour identifier les problèmes », tout en affirmant « une pleine confiance dans les capacités de Lewis à rebondir ». Mais dans les coulisses, l’inquiétude grandit. Le paddock se demande si l’implication du Britannique est à la hauteur des attentes du Cavallino Rampante.

Quels enjeux pour la seconde moitié de saison 2025 ?

Avec encore 10 courses à disputer, tout n’est pas perdu pour Lewis Hamilton et Ferrari. Une pause estivale bienvenue va permettre à tous les acteurs de faire le point. L’objectif pour Hamilton est clair : se reconnecter avec l’équipe, adopter un discours constructif et retrouver un minimum de performances.

Côté développement, Ferrari devrait introduire une évolution majeure du package aérodynamique dès le Grand Prix des Pays-Bas, fin août. À Hamilton de capitaliser là-dessus pour relancer une dynamique que certains commencent à croire brisée. Une chose est sûre : à Maranello, la patience n’a jamais été un luxe. Et les comparaisons avec les légendes comme Schumacher ou Lauda sont légion – surtout quand un nom aussi lourd que celui d’Hamilton est inscrit à l’organigramme.

La deuxième moitié de saison s’annonce décisive. Pour l’image de Ferrari. Pour l’héritage d’Hamilton. Pour l’avenir de cette union encore fragile au goût inachevé.

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