Ferrari : Hadjar sur le radar et un appel au départ pour Hamilton

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par Alex Marcol

Depuis le début de la saison 2025 de Formule 1, les projecteurs se braquent de plus en plus sur Isack Hadjar, rookie chez Racing Bulls. À mi-saison, le jeune pilote français impressionne, et l’ombre de la Scuderia Ferrari commence déjà à se profiler à l’horizon. Dernière voix en date à pousser Hadjar vers Maranello : celle de Bernie Ecclestone, ancien patron emblématique de la F1, dont les propos ont, une fois de plus, fait trembler le paddock.

Hadjar, étoile montante du paddock : une cote en flèche

La Formule 1 de 2025 est en pleine mutation. La domination des grosses écuries est partiellement bousculée par l’audace de jeunes pilotes comme Isack Hadjar. Membre de l’académie Red Bull et promu cette saison chez Racing Bulls, l’antichambre de l’écurie mère, le Tricolore a déjà marqué les esprits : cinq entrées dans les points, soit 22 unités et une 13e place au classement pilotes à mi-championnat.

C’est dans ce contexte que Bernie Ecclestone, l’ancien « grand argentier » de la F1, a livré son analyse dans un entretien pour le Daily Mail (source : Daily Mail, juin 2025). Selon lui, Hadjar a clairement le niveau pour évoluer chez Ferrari, l’emblématique Scuderia. Il va jusqu’à suggérer un remplacement direct de… Lewis Hamilton. Rien que ça !

Écclestone règle ses comptes : « Hamilton devrait prendre sa retraite »

Dans sa déclaration remarquée, Ecclestone ne mâche pas ses mots : « Il a déjà gagné sept titres et c’est bien suffisant. » Pour le nonagénaire iconique du sport, Hamilton, arrivé cette saison chez Ferrari dans le cadre d’un méga contrat, n’a plus le feu sacré. Il qualifie le Britannique de « fatigué » et l’invite clairement à songer à la retraite, afin de céder sa place à une nouvelle génération plus affamée, représentée selon lui par Hadjar.

Certes, Hamilton peine à retrouver la dynamique qui avait fait de lui une légende avec Mercedes. Malgré quelques coups d’éclat, il reste à la peine face à son jeune coéquipier Charles Leclerc, plus constant et incisif. Mais parler de retraite dès la moitié de saison reste prématuré au vu de l’impact de Hamilton, tant médiatique que technique, dans l’écurie au Cheval Cabré.

Ferrari : ouverture ou illusion d’optique ?

Ferrari aurait-elle un œil sur Hadjar ? Rien d’officiel côté Maranello. Frédéric Vasseur, directeur d’équipe, reste muet sur toute spéculation concernant les futurs pilotes au-delà de 2025. Cela dit, le talent de Hadjar ne passe pas inaperçu. Déjà soutenu par Red Bull, il serait étonnant de le voir quitter le giron autrichien si rapidement, sauf si Ferrari proposait une opportunité exceptionnelle.

Stratégiquement, Ferrari prépare l’après-Hamilton, d’autant plus que le contrat de ce dernier court jusqu’en 2026, avec une option pour 2027. Mais parier sur un talent aussi jeune reste risqué, surtout quand on envisage la pression inhérente au poste de pilote Ferrari. Hadjar, lui, devra confirmer durant la deuxième moitié de saison pour susciter une véritable offensive des Rouges.

Un choix stratégique qui dépasse le seul pilotage

Remplacer Hamilton par Hadjar reviendrait à repositionner Ferrari sur un double axe : jeunesse et projection à long terme. Cette dynamique s’inscrirait dans une stratégie entamée avec Leclerc, visant à bâtir un duo autour d’un leader déjà intégré et d’un rookie à haut potentiel. Mais il faudrait alors renoncer à l’impact marketing et à l’expérience de Lewis Hamilton, éléments cruciaux dans la guerre d’influence que se livrent les écuries au sommet.

Si l’hypothèse Hadjar chez Ferrari séduit sur papier, elle reste encore très spéculative. Le jeune Français devra prouver qu’il peut être plus qu’un outsider prometteur. Quant à Hamilton, il aura à cœur de faire taire les critiques, à l’image de celles d’Ecclestone, en démontrant que la passion du pilotage et l’envie de gagner n’ont pas pris une ride – même en rouge.

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