GP de Belgique : Leclerc résiste au Sprint, mais Ferrari toujours en retrait face à McLaren

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par Alex Marcol

Le temple des Ardennes n’a pas souri à Ferrari ce samedi. Sur le mythique circuit de Spa-Francorchamps, Charles Leclerc a sauvé les meubles lors du Sprint du Grand Prix de Belgique 2025, avec une quatrième place obtenue dans la douleur. Derrière un trio intouchable composé de Verstappen et des deux McLaren, le Monégasque a une nouvelle fois montré toute sa lucidité… et la limite actuelle de la SF-25.

Une Ferrari en progrès, mais toujours hors du rythme des leaders

Charles Leclerc partait de la deuxième ligne, aux côtés des favoris. Mais dès les premiers tours, l’écart se creuse avec Oscar Piastri, Lando Norris… et bien sûr Max Verstappen. Malgré les évolutions aérodynamiques apportées par la Scuderia ce week-end, la monoplace rouge n’était tout simplement pas en mesure de tenir le rythme imposé par les McLaren, visiblement à l’aise sur ce circuit rapide où l’efficacité aérodynamique joue un rôle clé.

Dans des propos relayés par Autohebdo.fr, Charles Leclerc admet : “L’évolution a fonctionné. Malheureusement McLaren ont de leur côté eux aussi apporté des évolutions donc on ne se rapproche pas énormément”. Résigné mais pas défaitiste, il ajoute : “Le fait que l’évolution ait marché de notre côté est positif, mais il en faut d’autres pour essayer de combler notre retard avec McLaren.”

Ferrari semble avoir progressé, mais pas suffisamment pour combler le fossé qui s’est creusé entre elle, McLaren et Red Bull en termes de développement et de performance. Leclerc a ainsi roulé seul en quatrième position pendant presque toute la course. Il empoche tout de même cinq points, qui pourraient s’avérer précieux pour le championnat constructeurs.

Leclerc combatif, mais impuissant face à la supériorité mécanique

Sortie optimiste des starting-blocks, la Ferrari n°16 a tenté un coup dès les premiers virages. “Je n’avais pas grand-chose à perdre donc il fallait que je prenne des risques à un moment donné”, explique Leclerc (source : Autohebdo.fr). Une poussée brève mais efficace l’a propulsé provisoirement devant Lando Norris, en troisième position. Un regain d’espoir vite éteint par le rythme supérieur des McLaren.

“Quand ils ont commencé à pousser, il y avait plus ou moins quatre dixièmes d’écart par tour”, détaille Charles. Et dans l’univers chirurgical de la Formule 1, cet écart est un gouffre. Malgré tous ses efforts, la SF-25 reste en retrait. Red Bull, bien entendu, reste hors d’atteinte, tandis que McLaren confirme qu’elle est désormais une référence dans le peloton de tête.

“Honnêtement, pour l’instant McLaren est beaucoup plus rapide que nous. C’est pareil pour Red Bull, surtout sur un circuit comme celui-ci où l’efficacité de la voiture compte énormément”, analyse Leclerc, toujours auprès d’Autohebdo.fr. Le circuit de Spa, avec ses longues lignes droites et ses appuis variables, a mis en lumière les forces et faiblesses structurelles de chaque monoplace. Et Ferrari, malgré une évolution fonctionnelle, n’a pas encore trouvé la recette pour jouer la victoire.

Quels enseignements pour Ferrari avant la trêve estivale ?

Ce Sprint belge a été révélateur : Ferrari progresse, mais le développement n’avance pas aussi vite que celui de ses rivaux directs. McLaren, en particulier, impressionne par la maîtrise de son package aérodynamique et sa capacité à exploiter rapidement chaque amélioration apportée au châssis.

Pour la Scuderia, ce résultat met en lumière un double défi : maintenir une régularité dans le haut du tableau tout en accélérant le développement technique. Si les points sont là (et chaque unité compte), le combat pour les podiums reste compliqué. La SF-25 a le potentiel, mais encore trop de flous dans l’exploitation de ses performances pures.

Désormais, tous les regards se tournent vers la dernière course avant la pause estivale. Pour Ferrari, chaque session en piste est l’occasion de comprendre, affiner, et espérer combler enfin l’écart. Mattia Binotto parti, Frédéric Vasseur a encore du pain sur la planche pour offrir à Charles Leclerc et Carlos Sainz une voiture capable de se battre à armes égales.

Leclerc demeure performant, incisif, et motivé. Mais même un pilote aussi talentueux ne peut compenser un déficit technique sur un tracé aussi exigeant que Spa.

Le Grand Prix de Belgique l’a encore prouvé : pour Ferrari, la relance est amorcée… mais le sommet reste hors de portée, pour le moment.

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