Ferrari : Hamilton impose son tempo pour viser la couronne en 2026

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par Alex Marcol

Depuis ses premiers tours de piste en rouge, Lewis Hamilton n’a pas attendu pour faire entendre sa voix au sein de la Scuderia Ferrari. À 40 ans, le Britannique ne compte pas terminer sa carrière en simple ambassadeur de luxe : il est venu à Maranello pour gagner, et il entend bien poser les fondations d’une renaissance technique avant l’arrivée du nouveau règlement en 2026.

Un leadership technique assumé dès son arrivée

L’installation de Lewis Hamilton chez Ferrari fin 2024 a rapidement été suivie de signaux clairs : le septuple champion du monde prend les choses en main. Dès les premières courses de la saison 2025, il a convoqué nombre de réunions stratégiques avec les têtes pensantes de l’écurie, dont Frédéric Vasseur (directeur de la Scuderia), John Elkann (président exécutif Ferrari) et Benedetto Vigna (CEO Ferrari), pour identifier les axes d’amélioration de la SF-25.

Dans un entretien relayé par nextgen-auto.com, Hamilton détaille son implication : « J’ai discuté avec les responsables de la suspension, du moteur pour l’an prochain… J’ai envoyé plusieurs documents techniques. Après les premières courses, j’ai rédigé un rapport complet, puis deux autres pendant la pause. »

Son approche proactive tranche avec la prudence habituelle à Maranello. Hamilton agit en capitaine d’industrie sur le plan technique, appliquant les méthodes qui ont contribué à la domination de Mercedes pendant l’ère hybride. Il implique les ingénieurs, challenge les départements châssis et moteur, et fixe un cap clair : bâtir une voiture capable de gagner dès 2026.

Cap sur 2026 : une Scuderia en chantier sous impulsion britannique

La saison 2025 s’annonce comme une année de transition pour Ferrari. Ni le châssis actuel SF-25, ni la stabilité technique avec Leclerc ne suffisent à viser le titre dans l’immédiat. Mais derrière les résultats mitigés de ce début d’exercice se prépare déjà un chantier de grande envergure : la monoplace de 2026, conçue pour coller au nouveau règlement aérodynamique et moteur.

Hamilton anticipe cette révolution et s’immerge dans le développement de la prochaine machine rouge. « Nous avons commencé à travailler sur la 2026 au simulateur, avec 30 ingénieurs réunis pour une séance d’échange et de briefing, » confie-t-il à nextgen-auto.com. Il ne veut pas vivre la nouvelle ère comme chez Mercedes post-2021, dans l’ombre de Red Bull.

Les mots parlent d’eux-mêmes : la vision est claire, l’engagement total, et la mission limpide. Hamilton n’est pas venu pour répéter les dossiers laissés en plan par Fernando Alonso ou Sebastian Vettel. Dans une déclaration empreinte de détermination, il affirme : « Il y a eu Kimi, Fernando, Sebastian, tous champions du monde. Cependant, ils n’ont pas remporté de titre avec Ferrari — sauf Kimi. Et je refuse que ce soit mon cas. »

La stratégie de Hamilton dépasse donc la simple performance en piste. Il veut être un vecteur de changement, un catalyseur d’excellence autour duquel Ferrari pourrait — enfin — se réinventer pour retrouver le chemin de la victoire, seize ans après son dernier titre constructeurs.

Un pari à haut risque… mais à haute valeur symbolique

Relever Ferrari n’est pas une mince affaire. L’écurie italienne porte sur ses épaules l’héritage le plus prestigieux de la Formule 1, mais aussi une pression colossale. Les attentes autour de Hamilton sont immenses, à la hauteur des ambitions affichées.

La dynamique enclenchée par le Britannique représente toutefois un changement de paradigme : plutôt que de s’adapter à Ferrari, il pousse Ferrari à s’adapter à lui. Une ambition rare, qui pourrait soit faire imploser la structure, soit sceller le retour au sommet en 2026.

À Maranello, les signaux sont positifs : Frédéric Vasseur soutient ce niveau d’exigence et a déjà réorganisé certains départements R&D autour du nouveau moteur prévu pour la réglementation 2026. La cohabitation avec Charles Leclerc reste pour l’instant harmonieuse, chacun jouant sa partition de manière complémentaire.

Reste désormais à transformer ces réunions, rapports techniques et heures en simulateur en performance réelle sur la piste. Si le pari Hamilton réussit, il marquera l’histoire de Ferrari d’un rouge flamboyant.

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