À l’abri des projecteurs, un nom commence à faire du bruit dans le paddock Ferrari. Lors de l’absence remarquée de Frédéric Vasseur au Grand Prix d’Autriche 2025, c’est Jérôme d’Ambrosio qui a pris les commandes. Une figure encore méconnue du grand public, mais dont l’impact sur le redressement stratégique de la Scuderia s’affirme de jour en jour.
Un remplaçant éclairé sous pression à Spielberg
Le 30 juin 2025, alors que Fred Vasseur quittait temporairement le paddock pour des raisons personnelles, c’est Jérôme d’Ambrosio qui s’est retrouvé propulsé à la tête des opérations sur le Red Bull Ring. Résultat ? Un week-end maîtrisé : pole position pour Charles Leclerc, podium solide, et communication fluide entre les différents pôles techniques de l’équipe.
Ce week-end autrichien a démontré non seulement la robustesse de la nouvelle direction Ferrari, mais aussi la capacité de d’Ambrosio à garder le cap dans un environnement hautement compétitif. Sans éclat médiatique ni faux pas, il a incarné un leadership sobre et efficace, en parfaite continuité avec la méthode Vasseur. Sa gestion méthodique et son sang-froid ont surpris la plupart des observateurs, mais pas ceux qui suivent de près son ascension.
Un parcours taillé pour l’excellence
Ancien pilote de Formule 1, puis Team Principal en Formule E, Jérôme d’Ambrosio a fait ses armes managériales au sein de Mercedes, où il a travaillé dans l’ombre de Toto Wolff. En janvier 2024, il rejoint Ferrari en tant que directeur adjoint de l’équipe et responsable de la Ferrari Driver Academy (FDA).
« Chez Mercedes, mon rôle était, disons, ‘hybride’. Chez Ferrari, ma position est claire, mon périmètre est défini », déclarait-il dans une interview à Autojournal.fr. En clair, d’Ambrosio sait exactement où il met les pieds, et surtout ce qu’on attend de lui.
Dès son arrivée à Maranello, il s’implique directement dans les réunions de stratégie, les communications radios et l’élaboration des programmes de développement. Son rôle va bien au-delà de la gestion de la FDA. Il agit désormais comme un véritable bras droit de Vasseur, partageant la direction opérationnelle, humaine et sportive de l’écurie.
Une pièce maîtresse du puzzle Ferrari ?
La Formule 1 de 2025 n’est plus celle d’hier : une équipe ne se gagne plus que sur la piste, mais aussi dans sa stabilité interne. En intégrant d’Ambrosio à un poste clé, Ferrari mise sur une approche structurée à long terme, surtout à l’approche du virage réglementaire de 2026.
Avec ses racines belges, son expérience multiculturelle et sa formation au sein de Mercedes — référence absolue en matière d’organisation — d’Ambrosio incarne parfaitement l’équilibre entre technicité, stratégie et diplomatie. Un atout essentiel dans un paddock où les tensions sont aussi fréquentes que les dépassements.
La logique voudrait que ce profil émerge progressivement comme l’un des piliers du futur Ferrari, voire comme un potentiel successeur à Vasseur si les circonstances l’exigent. « Ferrari, l’Italie et Frédéric Vasseur… comment aurais-je pu refuser ? », confiait-il à Autojournal.fr. Une preuve supplémentaire de son engagement profond dans le projet de reconstruction de la Scuderia.
Conclusion : l’homme de la situation ?
Discret mais affûté, Jérôme d’Ambrosio s’impose aujourd’hui comme un acteur stratégique central de la Scuderia Ferrari. En réussissant son entrée sur le devant de la scène à Spielberg, tout en prenant soin de garder une posture humble, il confirme que Ferrari s’offre enfin une gestion stable, collaborative et tournée vers l’avenir.
À l’horizon 2026, où tous les compteurs seront remis à zéro avec le nouveau règlement technique, ce type de profil pourrait bien faire la différence. Entre continuité et anticipation, d’Ambrosio semble être plus qu’un « remplaçant » de luxe : un rouage majeur du renouveau Ferrari.