Ferrari entame la seconde moitié de la saison 2025 avec une ambition renouvelée et des évolutions profondes sur la SF-25. À Maranello, le mot d’ordre est clair : révolutionner pour revenir au sommet. Et cette fois, la Scuderia ne se contente pas de simples ajustements.
Une refonte quasi totale de la SF-25 : plus qu’une évolution, une transformation
La Scuderia Ferrari a opéré une refonte stratégique majeure de sa monoplace : la SF-25 n’a plus grand-chose en commun avec sa devancière, la SF-24. Selon les sources officielles de la firme italienne, 99 % de l’architecture de la monoplace a été modifiée. L’objectif ? Transformer les fondations mêmes de la voiture pour mieux rivaliser avec la concurrence toujours plus affûtée, menée par Red Bull Racing, Mercedes et McLaren.
L’un des changements les plus significatifs est le passage d’une suspension avant en push-rod à un système en pull-rod, un design jusqu’ici exploitée avec succès par Red Bull. Ce choix technique vise à améliorer l’écoulement de l’air vers l’arrière de la voiture tout en augmentant la stabilité dans les virages. Cela s’accompagne d’un châssis retravaillé : longueur réduite, cockpit repositionné, équilibre repensé. Résultat : une réduction significative de la traînée aérodynamique et une redistribution optimale des masses. Des ajustements capitaux lorsqu’il s’agit de gagner en efficacité sur des tracés à forte variabilité comme ceux de Zandvoort ou Singapour.
La suspension arrière et l’équilibre global : les clés pour dominer la deuxième moitié de saison
Jerôme D’Ambrosio, directeur adjoint chez Ferrari, ne cache pas l’intention derrière ces bouleversements. « Nous essayons vraiment d’améliorer l’équilibre de la voiture pour aider les pilotes, et il y a de la performance à trouver, mais il est parfois difficile de prédire la quantité de performance que vous apporterez sur la piste », a-t-il déclaré au média spécialisé Nextgen-Auto.com.
Dévoilée lors des essais en Autriche avec des résultats prometteurs, la nouvelle suspension arrière, testée plus récemment sur le circuit du Mugello, s’ajoute à ce package. Objectif : offrir une voiture plus prévisible et réactive dans les phases de freinage et d’accélération, là où la SF-24 manquait de constance.
Ce package d’évolutions mis en place est stratégique à plus d’un titre. Il permet d’optimiser les performances sur des circuits urbains mais aussi sur le « power sensitive » comme Monza. De quoi donner à Charles Leclerc et Carlos Sainz (ou son successeur si la rumeur d’un transfert se confirme) l’outil idéal pour rivaliser à armes égales avec Verstappen et consorts.
Une stratégie pensée pour 2025… et au-delà
Au-delà de cette offensive technique immédiate, Ferrari travaille déjà activement sur la SF-26, attendue pour 2026, année du nouveau règlement moteur et aérodynamique. Toutes les données collectées avec les évolutions de la SF-25 contribuent aux fondations de la monoplace de demain. Ferrari capitalise donc sur cette deuxième partie de saison non seulement pour viser des podiums – voire des victoires désespérément attendues – mais aussi pour préparer l’horizon réglementaire à haute turbulence de 2026.
Depuis le début de l’ère hybride, la Scuderia peine à retrouver sa superbe. Mais cette fois, le virage semble plus structuré, mûrement réfléchi. Avec des ingénieurs renforcés, une direction technique clarifiée et des objectifs clairs à court et long terme, Maranello espère bien transformer l’essai. Jérôme D’Ambrosio l’affirme : « On essaie simplement de mieux équilibrer la voiture, et il y a un point objectif qui apportera de la performance à l’équipe », toujours selon Nextgen-Auto.
Un programme ambitieux, à la fois tourné vers le présent et stratégiquement aligné sur le futur – voilà la promesse de Ferrari en cette saison 2025. La révolution est lancée : reste à voir si le vent du changement soufflera en pole position.