La Formule 1 2025 est une véritable fourmilière de rumeurs et de rebondissements, et l’un des noms qui alimente le plus les discussions ces dernières semaines n’est autre que Christian Horner. Fraîchement évincé de Red Bull Racing, l’homme fort de Milton Keynes depuis 2005 se trouve à un carrefour décisif de sa carrière. Une destination avait été rapidement envisagée : Ferrari. Mais à y regarder de plus près, l’idée semble s’éloigner désormais, au profit… d’Alpine.
Pourquoi Ferrari n’est pas une option sérieuse pour Horner en 2025
L’idée d’un Christian Horner à la tête de la Scuderia Ferrari avait pour certains un goût d’évidence : charismatique, expérimenté, stratège hors pair… Bref, un profil de « team principal » capable de hausser encore le niveau d’exigence à Maranello. Mais concrètement, plusieurs éléments viennent refroidir cette hypothèse.
D’abord, Ferrari n’est pas en quête active de successeur à Frédéric Vasseur. En poste depuis début 2023, le manager français est solidement installé à la tête de l’écurie rouge. Il bénéficie de la confiance de la direction du groupe Ferrari, en particulier de Benedetto Vigna, PDG de la marque. Le bon début de saison 2025 de la SF-25, avec plusieurs podiums et une relance technique saluée, a également renforcé sa position.
Ensuite, Horner lui-même a récemment complimenté le travail de Vasseur. Dans une interview relayée par The Times en mars 2025, il soulignait « la stabilité retrouvée chez Ferrari grâce à Fred », ajoutant qu’il « respectait énormément le projet de reconstruction entamé ». Difficile de croire à un remplacement dans ce contexte. De surcroît, un déménagement en Italie complexifierait la vie familiale du Britannique, profondément attaché à son mode de vie dans le sud de l’Angleterre.
Alpine, un challenge réaliste pour relancer la carrière de Christian Horner
Mais alors, où pourrait rebondir Christian Horner ? C’est du côté d’Enstone qu’il faut désormais tourner les projecteurs. L’écurie Alpine, engluée dans un projet sportif en quête de cohérence, cherche une figure solide pour stabiliser sa direction après le passage fugace d’Ollie Oakes et le rôle transitoire de Flavio Briatore.
Karun Chandhok, ancien pilote et consultant pour Sky Sports F1, a ainsi lancé une hypothèse crédible lors du Grand Prix de Chine 2025 : « Christian pourrait se diriger vers Alpine. Il est très proche de Flavio Briatore, tous deux ont fait partie du premier cercle de Bernie Ecclestone, et des discussions sont probablement déjà en cours. En obtenant une opportunité à Enstone, il resterait dans la même région sans bouleverser sa vie familiale, alors qu’un déménagement en Italie constituerait un grand sacrifice personnel. »
Le lien personnel avec Briatore, couplé à la volonté du top management de Renault de donner une impulsion forte à son programme F1, ferait d’Horner un profil idéal. Alpine dispose d’une infrastructure solide à Enstone, mais peine à concrétiser sportivement. Un leader comme Horner, qui a bâti une machine à gagner chez Red Bull, apporterait exactement la vision stratégique qui fait défaut aujourd’hui.
Les autres options sur le marché – et pourquoi Ferrari reste à l’écart
Si Horner suscite l’intérêt, Ferrari ne semble pas intéressée. Outre Alpine, d’autres options comme Aston Martin (à Silverstone) ou même Cadillac F1, la future structure américaine engagée en 2026 avec Andretti, sont entrevues comme des solutions logiques. Toutes deux présentent l’avantage d’être basées au Royaume-Uni ou aux États-Unis – bien plus compatibles avec la situation familiale de Horner.
Du côté de la Scuderia, l’ère Vasseur est encore jeune et porte des fruits. L’équipe technique menée par Enrico Cardile pour le châssis et Enrico Gualtieri pour le moteur fonctionne en synergie, tandis que Charles Leclerc reste le fer de lance du projet jusqu’en 2026 au moins, aux côtés de Carlos Sainz (dont le contrat vient d’être prolongé jusqu’à fin 2025).
Tout laisse donc à penser que Ferrari poursuivra sa route avec stabilité, laissant à d’autres l’opportunité de relancer la carrière de Christian Horner. Et si Alpine réussit à le convaincre, c’est peut-être là qu’il faudra regarder pour le prochain chapitre d’un des managers les plus emblématiques de l’ère hybride.
La Scuderia n’est pas de ce combat… mais elle saura observer, en embuscade.