Le Grand Prix de Grande-Bretagne 2024 à Silverstone s’annonçait comme une épreuve exigeante, tant pour les pilotes que pour les écuries. Malheureusement pour Charles Leclerc, ce dimanche s’est transformé en cauchemar à bord de la SF-25, avec une contre-performance inhabituelle ponctuée par un incident auquel personne ne s’attendait.
Une course à oublier pour Leclerc à Silverstone
Parti de la sixième position sur la grille après des qualifications correctes, Charles Leclerc nourrissait de légitimes ambitions, notamment après les récentes améliorations apportées à la SF-25. Pourtant, le Monégasque a terminé en quatorzième position, loin des points, et encore plus éloigné de son coéquipier Lewis Hamilton (pilote Mercedes aujourd’hui mais comparé ici à Carlos Sainz chez Ferrari).
Leclerc a exprimé toute sa frustration devant les médias après l’arrivée : « C’était l’une de mes courses les plus compliquées de l’année. J’ai failli perdre la voiture plusieurs fois, les conditions étaient extrêmement délicates. » (source : interview post-GP sur DAZN F1 et Canal+). Mais au-delà des caprices météorologiques typiques de Silverstone, un autre problème, pour le moins surprenant, est venu hanter sa course.
Leclerc gêné par une infiltration d’eau dans son casque
Dans un sport où chaque détail compte, la mésaventure vécue par le pilote Ferrari a de quoi surprendre. En pleine course, alors qu’il peinait déjà à dompter sa monoplace sur une piste glissante, Leclerc a été perturbé par… de l’eau dans ses yeux. « Je ne sais pas ce qui s’est passé, ce n’était pas dans la visière, mais directement dans les yeux. J’ai même fait une sortie de piste à cause de ça. Heureusement, ça ne m’a plus gêné ensuite », a-t-il confié aux journalistes présents en zone mixte (source : Motorsport.com, Canal+).
Un incident rarissime à ce niveau de compétition, révélateur d’un souci d’étanchéité du casque ou peut-être d’un problème dans le système de ventilation. Même s’il n’a pas été déterminant sur toute la durée du Grand Prix, cet élément a clairement déstabilisé Leclerc et contribué à son manque de rythme — d’autant plus critique en des conditions changeantes comme celles rencontrées à Silverstone.
Un symptôme des difficultés structurelles de la SF-25 ?
Cet incident insolite s’inscrit dans un contexte plus large de perte de compétitivité de la Scuderia Ferrari ces dernières semaines. Depuis le podium de Monaco, la SF-25 semble en retrait. Les réglages, le comportement sur piste froide et bosselée, ou encore la gestion des gommes sur piste détrempée posent de plus en plus problème.
À Silverstone, le manque de performance sur la durée et l’incapacité à s’adapter rapidement aux conditions changeantes ont été flagrants. Carlos Sainz, pourtant parties juste derrière Leclerc, a sauvé les meubles avec une 5e place, mais ce résultat ne satisfait pas une écurie qui rêve encore de renouer avec le sommet.
Le problème d’eau dans le casque est certes un élément isolé, mais il interroge aussi sur le suivi des équipements chez Ferrari, dans un contexte où la précision et la préparation doivent être irréprochables.
Quelle réponse pour la Scuderia en Belgique ?
La trêve estivale arrive à point nommé pour Maranello, qui pourra tirer profit de quelques semaines pour analyser les données, réviser ses procédures techniques et, pourquoi pas, corriger certaines faiblesses aérodynamiques révélées sur circuit rapide.
Leclerc, de son côté, reste combattif et espère rebondir dès le Grand Prix de Belgique à Spa-Francorchamps, le 27 juillet prochain. Un tracé mythique qu’il apprécie particulièrement et où la puissance moteur de Ferrari pourrait enfin s’exprimer pleinement. L’objectif est clair : regagner en fiabilité, en performance… et éviter les surprises incongrues comme celles de Silverstone.
Avec plus d’1,5 seconde de retard sur les leaders par moment, Ferrari se trouve à un tournant de sa saison. Leclerc, lui, attend un sursaut de Maranello, pour, enfin, transformer son talent brut en victoire tangible.