Entre pluie et frustrations : Hamilton et Ferrari ratent le coche à Silverstone

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par Alex Marcol

Lewis Hamilton rêvait d’un week-end historique pour ses débuts à domicile en rouge. Mais le Grand Prix de Grande-Bretagne 2024 s’est révélé bien plus amer que prévu pour le pilote britannique et la Scuderia Ferrari. Une voiture instable, une météo capricieuse et une stratégie sous pression ont terni les espoirs du septuple champion du monde et de la mythique écurie italienne.

Une monoplace Ferrari instable sous toutes les conditions

À Silverstone, sur un tracé qu’il connaît par cœur, Hamilton visait plus qu’une simple quatrième place. Et pourtant, c’est bien hors du podium qu’il a terminé ce grand prix — une première depuis dix ans devant son public ! Dans des propos relayés par L’Auto Journal, il a exprimé sa déception : « La voiture était vraiment difficile à piloter, que ce soit sous la pluie ou sur le sec. J’avais beaucoup de sous-virage, je bloquais souvent les freins et je n’arrivais pas à garder le rythme. »

Cette déclaration met en lumière un problème connu mais toujours non résolu chez Ferrari : la constance aérodynamique et l’adhérence en conditions mixtes. Alors que Mercedes et McLaren semblaient mieux adaptés à l’évolution changeante de la piste — alternant entre averses et éclaircies —, la SF-24 pilotée par Hamilton a semblé piégée dans son propre équilibre instable. Les pneus se sont effondrés plus rapidement et la voiture ne donnait aucun ressenti fiable, rendant la tâche de pilotage âpre et frustrante.

Une stratégie encore perfectible chez la Scuderia

Outre les difficultés mécaniques, la Scuderia Ferrari a une nouvelle fois été pointée du doigt pour sa stratégie en course. Charles Leclerc en a particulièrement subi les conséquences : parti 6e, il est tombé progressivement dans le classement pour finir 14e, sans points. Mauvais timing sur les arrêts au stand, choix de pneus trop conservateurs face aux évolutions de la météo… la gestion de course n’a pas été à la hauteur des attentes.

Du côté d’Hamilton, la stratégie n’a pas été désastreuse, mais elle n’a pas permis non plus d’exploiter tout son potentiel sur un tracé qui récompense l’audace. Impossible de rivaliser avec les Woking Boys de Norris et Piastri ou avec la résilience d’un Verstappen incisif.

Quel impact pour Ferrari dans la course aux titres ?

Avec ce Grand Prix en demi-teinte, Ferrari laisse s’échapper des points cruciaux dans le championnat du monde. Alors que Red Bull conserve les commandes, McLaren s’affirme de plus en plus comme un adversaire direct pour la place de deuxième force du plateau. Le manque de compétitivité sur un circuit aussi emblématique inquiète, d’autant que Silverstone offre généralement une bonne référence aérodynamique pour la suite de la saison.

Hamilton, lui, s’accroche : « J’ai tout donné (…) je marque des points, c’est toujours ça. » Un discours lucide qui traduit aussi une frustration contenue. Lui qui venait chercher la gloire à domicile avec la Scuderia sait que l’adaptation sera longue — mais indispensable. Reste à savoir si l’écurie italienne parviendra à corriger le tir rapidement.

Un week-end à oublier… mais riche d’enseignements

Ce Grand Prix de Grande-Bretagne 2024 restera comme un avertissement pour Ferrari. Entre instabilité technique, manque de feeling sous des conditions mixtes et stratégie approximative, tous les voyants étaient à l’orange. Pour progresser, la Scuderia devra impérativement accroître la flexibilité de la SF-24 en conditions changeantes et améliorer la communication dans le stand.

L’arrivée d’Hamilton reste un atout de poids. Sa capacité à extraire des performances dans des situations critiques, combinée à l’expertise technique qu’il apporte, pourrait être la clé de l’évolution de Ferrari en cette saison extrêmement dense. Direction maintenant la Hongrie, où l’efficience et la précision seront de nouveau mises à l’épreuve.

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