F1 2025 : Hamilton chez Ferrari, un départ en demi-teinte mais des signes de renaissance selon Montoya

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par Alex Marcol

Depuis l’annonce fracassante de son arrivée chez Ferrari, Lewis Hamilton faisait figure de blockbuster sur la grille. Septuple champion du monde, icône planétaire, le Britannique avait pour ambition d’écrire un nouveau chapitre légendaire aux côtés de la Scuderia. Or, les débuts de cette union mythique en 2025 s’avèrent bien plus complexes que prévu. Pourtant, à y regarder de plus près, des signes positifs pointent le bout du nez – à commencer par l’analyse d’un certain Juan Pablo Montoya.

Un départ frustrant mais pas catastrophique

Lewis Hamilton n’a pas débarqué chez Ferrari avec des illusions : il savait que la SF-25 ne ferait pas de miracles dès la première course. Pourtant, les premiers résultats sont en dessous des attentes, surtout pour un pilote de son envergure. En 10 Grands Prix, le Britannique n’a accroché qu’une victoire – certes symbolique mais limitée à la course sprint disputée en Chine. Sur les épreuves principales, c’est une autre histoire : trop souvent en retrait, clairement en difficulté pour trouver le bon feeling avec la monoplace, Hamilton occupe actuellement la sixième place au championnat pilotes, 25 points derrière son coéquipier Charles Leclerc.

Une stat marquante quand on sait que les deux hommes disposent du même matériel. Ce décalage de performance suscite des interrogations… Mais ne signifie en rien une catastrophe. Ferrari a elle-même admis que la SF-25 exigeait un style de pilotage spécifique, plus incisif dans les entrées de virage, ce qui pourrait expliquer l’adaptation plus lente du Britannique.

Canada : le vrai tournant ?

C’est à Montréal, lors du Grand Prix du Canada, que Lewis Hamilton a commencé à réellement montrer des signes encourageants. Une impression confirmée par Juan Pablo Montoya, ancien adversaire du Britannique et observateur attentif du paddock. Interrogé par CasinoHawkes, Montoya a déclaré : « Pour la première fois depuis la Chine, Lewis a semblé compétitif ». La sixième place finale ne raconte pas toute l’histoire.

En effet, un incident insolite a marqué la course : Hamilton a percuté une marmotte en plein virage, endommageant le fond plat de sa SF-25. Un détail cocasse, mais lourd de conséquences en termes d’aéro. Jusqu’à cet incident, les chronos du Britannique le plaçaient selon les analystes au niveau du top 4 du jour. Montoya en est convaincu : la performance brute était enfin au rendez-vous, mais les circonstances ne lui ont pas permis de l’exprimer pleinement.

Un choix stratégique, pas un caprice

Le transfert d’Hamilton chez Ferrari a été l’un des coups de théâtre majeurs du marché des transferts de F1. Mais, à en croire Montoya, ce départ n’était pas qu’un choix de cœur ou de prestige. Mercedes, selon lui, n’aurait proposé au Britannique qu’une prolongation d’un an – insuffisant pour un pilote cherchant un dernier défi sur le long terme. Ferrari, en revanche, lui a offert stabilité et perspective. Un parallèle intéressant avec Fernando Alonso, qui avait quitté Alpine pour Aston Martin dans une logique similaire.

Montoya souligne également que Ferrari peut tirer profit de cette double force : continuer à construire autour de Leclerc, tout en intégrant la richesse d’expérience d’Hamilton. Une complémentarité, plus qu’une rivalité, pourrait émerger des deux champions. Pour Mattia Binotto et Frédéric Vasseur, l’enjeu sera de capitaliser sur cette combinaison sans déséquilibrer l’équipe.

Vers un second souffle ?

Malgré un début poussif et les regards sceptiques, Lewis Hamilton ne baisse pas les bras. Ses récentes prestations laissent entrevoir une montée en puissance, à mesure qu’il apprivoise la Ferrari. La deuxième partie de saison pourrait être décisive : si la SF-25 continue d’évoluer dans le bon sens et si les ajustements de pilotage portent leurs fruits, l’histoire d’Hamilton à Maranello pourrait bien sortir du brouillard.

Comme souvent avec Ferrari, c’est une affaire de passion, de patience… et d’exécution. Et si le septuple champion y trouve son second souffle, la Scuderia pourrait enfin renouer avec le sommet tant rêvé depuis plus de quinze ans.

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