Le Grand Prix d’Émilie-Romagne 2025 avait tout d’un cauchemar pour Ferrari jusqu’au dimanche après-midi. Sur ses terres, la Scuderia avait manqué la cible en qualifications, plaçant ses deux voitures hors du Top 10. Mais grâce à une prestation magistrale de Lewis Hamilton, Ferrari a relevé la tête devant la marée rouge d’Imola. Retour sur une course aussi mouvementée que salvatrice pour les Rouge.
Un samedi cauchemardesque balayé par une stratégie brillante
L’atmosphère était lourde samedi dans le paddock Ferrari. Pour la première fois de la saison, les deux monoplaces rouges échouaient en Q2 : Charles Leclerc et Lewis Hamilton étaient contraints d’entamer la course depuis la 11e et 12e place. Un affront pour la Scuderia sur le circuit Enzo e Dino Ferrari, véritable temple du cheval cabré.
Mais dimanche, le réveil a sonné. Huit places gagnées pour Lewis Hamilton, qui termine quatrième, frôlant le podium à l’issue d’une course stratégique maîtrisée de bout en bout. Après un départ prudent et une longue phase en file indienne derrière Kimi Antonelli, le Britannique a su capitaliser sur les périodes de Voiture de Sécurité et une exécution parfaite de l’équipe lors des arrêts aux stands.
« Riccardo [Adami] a fait un super boulot à la radio », a-t-il confié au micro de Sky Italia. « J’étais calme, donc toute l’équipe l’était aussi, et cela a permis une stratégie sans faute. »
Les faits donnent raison à Hamilton : avec un timing précis et des relais bien gérés, Ferrari a su exploiter chaque opportunité pour remonter dans la hiérarchie. Leclerc, quant à lui, termine sixième après une course solide, sans pouvoir faire mieux face à la densité du peloton médian.
Hamilton, héros inattendu sous les acclamations des Tifosi
À 40 ans, Lewis Hamilton disputait son tout premier Grand Prix d’Imola en rouge. Et pour un coup d’essai, ce fut un coup de maître. Longtemps considéré comme un pari lors de son arrivée chez Ferrari, il s’est offert une véritable communion avec les supporters italiens.
« C’était incroyable… Vraiment, je ne m’attendais pas à une telle atmosphère », a réagi Hamilton. « Voir ces drapeaux, cette marée rouge… Cela m’a rappelé quand je voyais Michael courir ici. Cette connexion Ferrari-Tifosi est unique. »
Cette performance marque un jalon symbolique pour Ferrari : malgré un week-end mal engagé, la Scuderia confirme ses progrès en matière de stratégie et de gestion de course. Surtout, elle s’appuie désormais sur l’expérience et la science de la course de Hamilton pour bonifier un package encore imparfait, mais résilient.
Un signal fort pour la suite de la saison
Le résultat d’Imola n’est pas qu’un baume au cœur pour les supporters. Il envoie aussi un message clair aux rivaux directs comme Mercedes, Aston Martin et McLaren : la Scuderia est armée pour se battre, même dans l’adversité.
Si la performance intrinsèque de la SF-25 n’a pas impressionné en qualifications, la course a montré que Ferrari sait encore se battre stratégiquement sur la longueur. L’expérience de Hamilton et l’efficacité de l’équipe dans les moments décisifs sont des atouts qui pourraient peser lourd d’ici la mi-saison.
En attendant un dimanche plus réussi dès les qualifications, la Scuderia peut savourer ce week-end sauvé in extremis. À Imola, Hamilton a prouvé qu’il n’était pas seulement un « coup marketing », mais une arme tactique redoutable. Et pour Ferrari, c’est peut-être le début d’une montée en puissance.
🔗 Source : Sky Italia, FIA, Scuderia Ferrari HP