Depuis qu’il a officialisé son arrivée chez Ferrari pour 2025, Lewis Hamilton nourrit de grandes ambitions avec la Scuderia. Pourtant, la réalité sur la piste est toute autre : le septuple champion du monde traverse un début de saison cauchemardesque sous les couleurs rouges. Quelle est la véritable raison de ce passage délicat ? Décryptage.
Un début de collaboration Ferrari-Hamilton marqué par de lourdes difficultés
Annoncé en grande pompe début 2024, le transfert de Lewis Hamilton chez Ferrari symbolisait un changement d’ère. La perspective de voir l’un des plus grands pilotes de l’histoire revêtir la combinaison rouge avait ravi les tifosi. Mais sur la piste, les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes.
Malgré une victoire symbolique lors de la course sprint du Grand Prix de Chine, Hamilton vit un calvaire. Selon ses propres mots rapportés par Canal+, le Britannique reconnaît : « C’est clairement la période la plus compliquée que j’aie connue ». Sa principale difficulté ? Les monoplaces à effet de sol introduites depuis 2022, concept avec lequel il ne s’est jamais complètement adapté.
Le sentiment de lenteur ressenti par Lewis en virage est particulièrement inquiétant, lui qui a bâti sa réputation sur sa finesse de pilotage et sa capacité à exploiter le potentiel maximal d’une voiture. Malgré de bonnes performances en qualifications, les courses tournent rapidement au cauchemar, la SF-24 peinant à répondre à ses attentes sur la durée.
Le défi de l’effet de sol : un problème persistant pour Hamilton
Hamilton n’est pas novice face aux défis techniques majeurs. On se souvient de sa capacité à dompter des monoplaces pointues, instables, notamment durant l’ère hybride avec Mercedes. Toutefois, l’effet de sol nouvelle génération semble être un véritable talon d’Achille pour lui.
En théorie, l’effet de sol permet de générer plus d’appui sans augmenter significativement la trainée aérodynamique. Or, dans la pratique, ces voitures exigent un style de pilotage ultra-précis, notamment dans la gestion des entrées et sorties de virage. Hamilton, adepte d’un pilotage plus progressif et fluide, lutte pour extraire la quintessence de sa Ferrari.
Ses récentes déclarations confirment son mal-être : « En qualifications, je parviens à sortir une bonne performance, mais en course, rien ne fonctionne. J’ai beau tout essayer, la voiture refuse de coopérer », rapporte Motorsport.com. Ce passage difficile soulève plusieurs interrogations quant à l’adaptation de Ferrari à son nouveau pilote star.
Pourra-t-on espérer un changement en cours de saison ? L’équipe travaille discrètement sur plusieurs évolutions aérodynamiques, mais comme l’a justement souligné Hamilton, il préfère « ne pas penser » à la voiture de l’an prochain pour le moment.
Quel impact sur la Scuderia et la suite de la saison 2025 ?
Le défi pour Ferrari est double. D’une part, il s’agit de maximiser rapidement l’adaptation de Hamilton à la SF-24 pour ne pas hypothéquer ses chances au championnat constructeurs. D’autre part, il faut préparer dès maintenant la monoplace 2025 en intégrant davantage les retours de Lewis dans le processus de conception.
Le timing est serré : Charles Leclerc, son coéquipier, continue globalement de performer à un bon niveau, confirmant que la SF-24 n’est pas dépourvue de qualités. Cela renforce la pression sur Hamilton, mais aussi sur l’équipe technique menée par Enrico Cardile et Fred Vasseur, soucieux de démontrer que le recrutement du Britannique servira à repositionner la Scuderia au sommet.
À court terme, les week-ends de Grand Prix comme celui de Miami s’annoncent cruciaux pour sortir de cette spirale négative. Toute évolution de performance de Hamilton sera scrutée de près, aussi bien par les fans que par le paddock.
Un champion ne meurt jamais. À Maranello, tout le monde espère voir Lewis rappeler bientôt pourquoi il est l’un des plus grands pilotes de l’histoire. Mais l’urgence de la situation ne laisse guère de place à l’attente.