L’arrivée de Lewis Hamilton chez Ferrari était l’un des transferts les plus marquants de ces dernières années en Formule 1. Pourtant, après seulement quelques courses sous ses nouvelles couleurs, le septuple champion du monde fait déjà l’objet de critiques. Son âge, sa performance et son adaptation à la Scuderia sont remis en question par certains observateurs. Mais Frédéric Vasseur, directeur de Ferrari, ne l’entend pas de cette oreille. Dans une récente interview accordée à *L’Équipe*, le Français a sèchement répondu aux détracteurs du Britannique.
Un début de saison mitigé pour Hamilton, mais prometteur
Certes, les débuts de Lewis Hamilton chez Ferrari ne sont pas parfaits. Après deux Grands Prix, le Britannique occupe la neuvième place du classement avec 9 petits points, loin derrière le leader Lando Norris. En Chine, Hamilton a pourtant montré de belles choses en s’imposant lors de la course sprint, avant de terminer sixième du Grand Prix, juste derrière Charles Leclerc… avant que les deux Ferrari ne soient disqualifiées.
Ces résultats mitigés ont alimenté les critiques, notamment sur l’âge du Britannique, qui a fêté ses 40 ans cette saison. Certains jugent que ses meilleures années sont derrière lui et qu’il aura du mal à s’imposer face à la jeune génération montante. Mais pour Frédéric Vasseur, ces doutes sont infondés.
Vasseur monte au créneau contre les sceptiques
Interrogé par *L’Équipe*, le patron de la Scuderia s’est montré agacé par les attaques visant son pilote. « Reconnaissez que certaines critiques ont été très dures. Penser que Lewis Hamilton est usé, périmé, c’est rude… Et en plus c’est faux. Regardez sa dernière course de l’an dernier, il part seizième et finit quatrième en dépassant son équipier », a-t-il déclaré.
Ce soutien indéfectible de Vasseur montre que Ferrari croit fermement au potentiel de Hamilton. Et pour cause, le septuple champion du monde possède un palmarès et une expérience que peu de pilotes peuvent revendiquer. Son adaptabilité et sa science de la course pourraient bien s’avérer essentielles dans la lutte pour les premières places cette saison.
Pourquoi il ne faut pas enterrer Hamilton trop vite
L’expérience en F1 a souvent prouvé qu’écrire prématurément la fin d’un pilote est une erreur. Fernando Alonso, aujourd’hui âgé de 42 ans, reste ultra-compétitif avec Aston Martin. Kimi Räikkönen, avant de tirer sa révérence, était encore capable de coups d’éclat chez Alfa Romeo. Pourquoi Hamilton ferait exception ?
L’adaptation à une nouvelle équipe prend du temps, et Ferrari est une machine complexe à apprivoiser. Avec le soutien de son équipe et une F1-75 en pleine évolution, Hamilton a encore toutes les cartes en main pour prouver que son transfert à Maranello n’est pas un simple coup marketing, mais bien un pari gagnant.
Ferrari et Hamilton : un duo gagnant à moyen terme ?
Si les premiers résultats ne sont pas flamboyants, il est encore trop tôt pour tirer des conclusions définitives. La saison 2025 sera véritablement celle où l’empreinte de Hamilton sur Ferrari pourra être pleinement mesurée. En attendant, Frédéric Vasseur affiche une confiance totale en son pilote, prêt à faire taire les critiques à la manière d’un champion.
Les prochaines courses donneront une meilleure indication du potentiel de cette association entre la Scuderia et le Britannique. Mais une chose est sûre : Hamilton n’a pas dit son dernier mot, et il faudra compter sur lui dans la bataille pour les sommets.