Ferrari : Vasseur tacle la FOM sur la diffusion des messages radio

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par Alex Marcol

Frédéric Vasseur n’a pas caché son mécontentement après le Grand Prix de Chine. En plus de la disqualification de Charles Leclerc et Lewis Hamilton, le directeur de la Scuderia Ferrari a vivement critiqué la manière dont la FOM (Formula One Management) a diffusé certaines communications radio entre ses pilotes et leurs ingénieurs. Au cœur de la polémique ? Une inversion de positions entre Hamilton et Leclerc, qui a été interprétée à tort comme une consigne d’équipe imposée par Ferrari.

Un échange radio controversé

Alors qu’Hamilton occupait la quatrième position suivi de Leclerc en cinquième, une communication entre l’ingénieur de l’ancien pilote Mercedes, Riccardo Adami, et son pilote a été rendue publique. On y entend Adami indiquer : « Nous échangeons les positions dans le virage 14 », ce à quoi Hamilton répond : « Quand il sera plus proche. » Quelques instants plus tard, Adami poursuit : « Nous échangerons dans ce tour, » et Hamilton de conclure : « Je te dirai quand on fait l’échange. »

Ce qui aurait pu être un simple ajustement stratégique a rapidement pris une autre tournure lorsque certains observateurs ont interprété ces messages comme une consigne imposée par Ferrari. Or, après la course, Hamilton a lui-même déclaré que l’initiative venait de lui, et non de l’équipe. Une omission volontaire ou une maladresse de la FOM ? Pour Vasseur, cela ne fait aucun doute.

Frédéric Vasseur dénonce une présentation biaisée

Interrogé après la course, le patron de la Scuderia n’a pas mâché ses mots : « Je pense qu’il s’agit d’une blague de la FOM, car la décision est venue de Lewis. Ils n’ont diffusé que la seconde partie des échanges pour laisser croire à une consigne d’équipe. J’en discuterai avec eux », a-t-il affirmé (source : médias officiels de la F1).

Cet agacement n’a pas tardé à être entendu du côté de la FOM, qui s’est défendue en expliquant qu’il ne s’agissait que d’une « maladresse », avancée relayée par un porte-parole du championnat : « Il n’y avait aucune volonté de manipuler la compréhension des téléspectateurs. En raison d’autres événements survenus en course, le message de Lewis n’a pas été diffusé, mais ce n’était pas intentionnel. »

Toutefois, chez Ferrari, on ne compte pas en rester là. Vasseur et son équipe suivront avec une attention accrue la diffusion des communications radio lors du prochain Grand Prix du Japon afin d’éviter qu’un tel malentendu ne se reproduise. Cette affaire soulève d’ailleurs une question plus large sur la transparence et l’objectivité des messages diffusés en direct : la FOM cherche-t-elle parfois à exagérer certains scénarios pour le spectacle ?

Un incident révélateur d’un problème plus large ?

Ce n’est pas la première fois qu’un échange radio tronqué ou mal retransmis crée la controverse en F1. Dans un sport aussi stratégique, où chaque détail peut avoir un impact sur la perception du public et l’image des écuries, la sélection des communications radio par la FOM joue un rôle crucial. Ferrari semble bien décidée à ne pas se laisser embarquer dans une mise en scène médiatique qui pourrait nuire à sa réputation.

Avec cette affaire, Frédéric Vasseur envoie un message clair : Ferrari ne souhaite pas être un simple pion dans le grand spectacle de la Formule 1. Reste à voir si cette mise en garde suffira à inciter les instances dirigeantes à faire preuve d’une plus grande rigueur dans la sélection des messages diffusés. Une chose est sûre : au Japon, toutes les oreilles seront attentives.

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