F1 : Ferrari doit éviter une perte de confiance d’Hamilton, avertit Bernie Collins

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par Alex Marcol

Lewis Hamilton n’a pas encore posé officiellement ses valises à Maranello que les premières mises en garde surgissent déjà. Bernie Collins, ancienne stratège d’Aston Martin et désormais analyste pour Sky Sports, alerte la Scuderia Ferrari : multiplier les erreurs pourrait rapidement éroder la confiance du septuple champion du monde.

Ferrari face à un défi de taille

Tout changement d’écurie est un pari pour un pilote, et encore plus pour une légende comme Lewis Hamilton. En signant chez Ferrari pour 2025, le Britannique espère renouer avec la victoire et pourquoi pas viser un huitième titre mondial. Cependant, la position de Ferrari dans la hiérarchie et ses choix stratégiques sont déjà sous le feu des critiques.

Bernie Collins rappelle une expérience vécue chez Aston Martin avec un autre champion, Sebastian Vettel. Lors de l’arrivée du pilote allemand, sa priorité était d’établir une relation de confiance inébranlable. « Quand Sebastian Vettel est arrivé, je voulais vraiment qu’il pense que nous étions bons dans notre travail », confie-t-elle. Mais plusieurs erreurs stratégiques et des événements malheureux ont effrité cette confiance. Et c’est exactement le danger qui guette la Scuderia avec Hamilton.

Une accumulation d’erreurs préoccupante

Si Ferrari veut garder Hamilton convaincu de son nouveau projet, l’écurie doit impérativement éviter l’accumulation d’erreurs qui pourrait semer le doute. Après seulement quelques courses en 2024, l’équipe italienne a montré des signes de faiblesse. L’Australie a été marquée par une stratégie ratée, tandis qu’en Chine, la disqualification d’Hamilton pour usure excessive du patin et les réglages défaillants de la SF-24 ont jeté une ombre sur l’organisation interne de l’écurie.

Collins met en garde : « Ce sont ces petits incidents qui s’accumulent et érodent la confiance. » Elle souligne notamment que les modifications de réglages n’ont pas eu l’effet escompté sur la monoplace du Britannique et surtout qu’elles l’ont rendu illégale aux yeux des commissaires. Une telle erreur peut avoir de lourdes conséquences sur la perception du pilote vis-à-vis de son équipe.

Le rôle clé des ingénieurs

Parmi les responsabilités de Ferrari, celle de ses ingénieurs est essentielle. Chaque ingénieur doit s’assurer que son pilote dispose d’une voiture conforme et optimisée. La disqualification d’Hamilton pour usure illégale du patin de fond, couplée au problème de poids de la voiture de Charles Leclerc, montre que certains processus internes sont perfectibles.

Collins insiste sur la responsabilité de l’ingénieur de course à ce sujet : « Fondamentalement, c’est son travail de garantir la conformité de la voiture. Il est intéressant de noter que la voiture de Leclerc n’a pas été contrôlée sur l’usure du patin, alors qu’elle aurait pu présenter le même problème que celle d’Hamilton. »

Un défi de taille pour Ferrari

Dans une saison où chaque détail compte, Ferrari doit prouver à Hamilton qu’elle est une structure fiable et compétitive. Si les erreurs s’accumulent, le Britannique pourrait vite perdre patience et se poser des questions sur le bien-fondé de son choix.

Le recrutement d’un septuple champion du monde est une opportunité exceptionnelle, mais aussi une pression immense. La Scuderia doit démontrer qu’elle a tiré les leçons de son passé et qu’elle est prête à jouer les premiers rôles avec une organisation irréprochable. Faute de quoi, la confiance d’Hamilton pourrait vite s’évaporer, et avec elle, les ambitions de Ferrari pour 2025.

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