Après une première saison en rouge loin des attentes, Lewis Hamilton se retrouve à un carrefour de sa légendaire carrière. Arrivé chez Ferrari en 2024 avec l’ambition de boucler la boucle, le septuple champion du monde affronte une réalité bien plus complexe. En 2025, au volant d’une SF-25 en difficulté, il a essuyé une année frustrante, sans podium, devancé nettement par Charles Leclerc dans le championnat, et avec des éliminations précoces en qualifications laissant place à une vague de spéculations sur son avenir.
Une saison 2025 frustrante : Hamilton en perte d’élan chez Ferrari
Alors que les tifosi rêvaient d’exploits mémorables, Lewis Hamilton a vécu une année 2025 douloureuse sous les couleurs de la Scuderia. Terminant la saison sans la moindre apparition sur le podium, il affiche un retard de 86 points sur son coéquipier Charles Leclerc, solide leader de l’écurie italienne. Un écart sans appel qui traduit non seulement les difficultés d’adaptation du Britannique à la SF-25, mais aussi une dynamique qui inquiète à l’approche d’un tournant majeur pour toute la grille : la révolution réglementaire de 2026.
Les performances en qualifications ont été particulièrement préoccupantes. Hamilton n’a pas passé la Q1 lors des trois dernières courses de la saison – une anomalie pour un pilote de cette trempe. Ce déclin interroge sur la suite de sa carrière, et surtout sur sa volonté de continuer dans ces conditions.
« Tout dépendra du plaisir et de la compétitivité » : les clés de la décision
Interrogé par RacingNews365, Marcin Budkowski, ancien directeur exécutif d’Alpine, livre une analyse fine du dilemme auquel est confronté Hamilton : « Il ne court pas pour l’argent », affirme-t-il. Pour Budkowski, deux facteurs guideront le choix de l’ex-pilote Mercedes : la compétitivité de Ferrari à l’approche de la nouvelle ère technique, et le plaisir qu’il éprouve encore au volant.
Ce n’est un secret pour personne : Hamilton est un pilote de défi. Et rejoindre Ferrari représentait une ultime quête sportive, celle de ramener les rouges au sommet après plus d’une décennie sans titre pilotes. Mais si les résultats ne suivent pas et que la voiture ne lui permet pas d’exprimer son talent, il pourrait faire le choix d’un départ anticipé, à l’aube de ses 41 ans.
2026 : l’opportunité d’un rebond ou le moment de raccrocher ?
L’horizon 2026 représente une opportunité mais aussi un risque. Le nouveau règlement introduira une génération d’unités de puissance radicalement différentes – davantage centrées sur l’électrification et avec des limitations aérodynamiques fortes. Ces changements pourraient enfin convenir au style de pilotage fluide et précis de Hamilton, mis à mal par l’ère à effet de sol.
Budkowski reste cependant mesuré, soulignant que « même si ce n’est qu’un tiers de saison, cela devrait suffire à Lewis pour se faire une idée » (RacingNews365). Autrement dit, si la SF-26 n’offre pas, dès ses débuts, des signes nets de compétitivité, il est fort probable que le Britannique décide de ne pas prolonger l’aventure au-delà de l’été 2026.
Pour la Scuderia, le choix de Hamilton prend une dimension stratégique décisive. Conserver un pilote de son expérience pourrait être un atout majeur dans le développement de la nouvelle monoplace. Mais il faudra aussi s’assurer que la collaboration soit mutuellement bénéfique, car Ferrari ne peut pas se permettre une deuxième année stérile avec une icône en fin de cycle.
Et maintenant ? Les scénarios envisageables pour Hamilton et Ferrari
Trois voies se dessinent pour Lewis Hamilton : prolonger avec Ferrari au-delà de 2026 si la nouvelle réglementation lui rend la victoire accessible ; raccrocher les gants dès fin 2025 si la désillusion persiste ; ou envisager un rôle hors-piste, au service de la Scuderia ou dans une autre sphère du sport automobile.
Pour Ferrari, l’enjeu est double : tirer parti du savoir-faire de Hamilton pour façonner l’ère 2026, tout en préparant l’avenir d’une manière cohérente. Car si Lewis venait à partir, il faudrait alors miser sur une nouvelle génération capable de porter les couleurs rouges vers les sommets. Carlos Sainz pourrait être dans l’équation, tout comme des talents émergents de la Ferrari Driver Academy.
Quoi qu’il en soit, la décision de Lewis Hamilton s’annonce comme l’un des moments charnières de la saison 2025. Et une chose est sûre : toute la planète F1 aura les yeux rivés sur Maranello.